26/10/2019 : Foire Internationale d’Art Contemporain

Focus sur quelques œuvres marquantes de cette 46e édition de la Foire Internationale d’Art Contemporain.

22/09/2019 : Le Fresnoy 

Panorama 21 : Les Revenants.

L‘ exposition Panorama 21, Les Revenants est le nouveau rendez-vous annuel de la création contemporaine au Fresnoy. L’exposition est présentée du 21 septembre au 29 décembre 2019 sous l’égide de Jean-Hubert Martin qui choisit de mettre en dialogue les œuvres produites au Fresnoy avec d’autres plus anciennes qui appartiennent déjà à une histoire de l’art. Le postulat vise à faire entrer ou du moins à comparer les pièces à une histoire en train de se créer. Pour tenter d’en faire un rendez-vous qui serait plus important pour la scène française.

On y retrouve des pièces comme un « Coucher de soleil » peint en 1872 de Jean-Baptiste Carpeaux qui résonnent alors avec ceux créent par Félicie D’Estienne D’Orves qui reproduit, entre autres, le cycle de la lumière sur Mars sur des bas-reliefs d’une précision topographique. Ce sont des pièces qui discutent alors de nos conditions physiologiques par rapport aux différentes intensités lumineuses, donc des états d’esprit pour devenir spectateur. Qu’on se trouve devant la peinture où les pièces notre cœur se réchauffe à la vue de la lumière jaune ou bien on ressort emplit de fatigue dès que la nuit apparait sur Mars.

On retrouve aussi une peinture de Louis Léopold Boilly « Réunion de 35 têtes d’expressions » peinte en 1825 face à une installation vidéo de Nicolas Gourault traitant de notre vision de la foule dans le contexte particulier des supporters de foot. La comparaison permet la description, et, est le point de départ vers une première interprétation. Les œuvres qu’on avait attribuées aux artistes faisaient donc circulation et carambolage.

Les revenants, ce n’est pas seulement un topos que partage plusieurs artistes mais un fil conducteur de l’exposition. Ces œuvres juxtaposées à celles des jeunes artistes diplômés sont des présences bienveillantes qui surveillent ce qui est en train de se produire. Ils sont conviés par les artistes eux-mêmes qui parlent le plus souvent de leurs ancêtres. Ces convocations indiquent qu’il y a deux manières d’appréhender une exposition : par l’expérience que nous procure les œuvres et finalement par la réflexivité que nous adoptons par rapport à elles. Ici, l’accent est mis sur l’expérience intrinsèque. On y danse sur le film de Pierre Pauze, on y pleure devant celui de Camila Rodriguez Triana qui montre les prémices de la narration d’un drame.

Les artistes se lancent dans une quête du Graal. Ils se posent en chercheur tout en condamnant la simple curiosité scientifique. L’exposition met en scène la jeunesse et son époque, nous parle d’ancêtres et de non-humains. Les réflexions de manière générale tendent vers celles de penseurs issus du réalisme spéculatif, notamment vers les recherches de Graham Harman et son « Tool-Being ». La subjectivité n’est plus seulement humaine, les objets et les êtres ont leurs vies propres dévoilées au spectateur.

Nous pensons à l’installation d’Adrien Théquie qui crée un environnement pour le Blob cette créature unicellulaire fascinante que des hommes ont pris pour un revenant dans certains faits divers. Ce qui est intéressant ici c’est que le dispositif se fait presque oublier au profit de la créature. Seulement, avec du recul, l’artiste nous propose l’une des installations la plus intéressante de l’exposition. Il y a quelque chose de la table d’opération où on assiste à la relation presque parasitaire entre la machine et l’organique qui est soigné et mutilé. L’ensemble crée une véritable machinerie où le blob est constamment ressuscité. L’expérience allie ici la réflexivité, « Par conséquent une expérience dans le domaine de la pensée a une dimension esthétique particulière. »[1], comme l’affirme John Dewey.

En outre, la pépinière que constitue le Fresnoy réunit des œuvres qui tendent vers un côté cinématographique et immersif de l’art contemporain : donc grand public. Les pièces sortent finalement d’un art pour les artistes. 

[1] John Dewey, L’Art comme expérience, Gallimard, Folio Essais, p. 85

21/09/2019 : 15e édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon 

Focus sur le travail de Felipe Arturo à l’usine Fagor de Lyon.

L’artiste né à Bogota en Colombie en 1979 présente ses installations et une vidéo à la 15e édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon.

Sur de petites estrades vertes, l’artiste dispose divers objets: tantôt des chaises, tantôt des récipients en céramique tantôt des erlenmeyers.

Que ce soit par le bois, la céramique ou le verre l’artiste unifie et uniformise notre rapport culturel aux objets. La cafetière italienne côtoie la vasque et les jarres.

De plus, face à ce paysage de chaises hétéroclites, Felipe Arturo nous questionne sur nos postures donc sur nos racines. Il s’agit ici de prendre racine et d’expérimenter de nouvelles postures: de trouver un nouvel équilibre naturel.

06/08/2019 : Moly-Sabata

Fondation Albert Gleizes : Résidence d’artistes.

C’est dans la commune de Sablons, en Isère que nous avons été invité à visiter Moly-Sabata.

Cette résidence fondée par Albert Gleizes en 1927 est aujourd’hui dirigé par Pierre David.

Les artistes Margaux Meyer, Rose Barberat, Miranda Webster et Marion Chailloux nous ont accompagné durant cette journée ensoleillée.

Un grand remerciement à Joël Riff et Pierre David pour nous avoir invité et consacré de leur temps.

06/04/2019 : Lambda Pictoris

Exposition personnelle d’Élodie Lesourd au Frac Normandie Rouen.

Élodie Lesourd nous fait voir la musique. 

Pour son exposition personnelle intitulée Lamda Pictoris, l’artiste présente des peintures hyperéalistes, des photographies et des installations qui mettent en tension les couleurs vives à la représentation de scènes de concerts, d’instruments de musique ou bien d’artéfacts musicaux.

L’artiste nous immerge dans un univers synesthésique : L’hyperrockalisme.

Les couleurs intenses vibrent en nous et témoignent de cet puissance sonore.

06/04/2019 : Caroussel

Exposition personnelle de Victor Cord’homme à la Maison des Arts de Grand Quevilly,

Allée des Arcades, Mail des Arcades, 76120 Le Grand-Quevilly.

Nous avons découvert le travail de Victor Cord’homme lors de sa première exposition personnelle à la Maison des Arts de Grand Quevilly.

Victor Cord’homme est un artiste Franco-Danois ayant étudié aux Beaux-Arts de Paris.

L’exposition intitulée Carrousel nous invite à découvrir l’univers foisonnant de l’artiste. Les chaises et les tapis s’envolent, les machines naviguent paisiblement et les nuages métalliques flottent.